De Privatização da Grécia aos vampiros. a 23 de Junho de 2014 às 10:27

La Grèce vend tout, les Grecs vent debout

Nathalie DUBOIS 19 juin 2014 à 18:26
Inauguration de la nouvelle ligne ferroviaire de fret au départ du port du Pirée, dont les deux tiers des terminaux sont gérés par le géant chinois Cosco, le 20 juin 2014 (Photo Louisa Gouliamaki. AFP)
RÉCIT
Ports de plaisance par dizaines, autoroutes au kilomètre, aéroports à gogo et services publics au kilo : sous la pression de la troïka, Athènes solde des pans entiers du pays et se met à dos la population.





Vendre pour alléger la dette : la Grèce, face aux innombrables exigences de ses créanciers, s’est engagée à privatiser à tout va. Mais ce programme patine, de retards en ratés, tandis qu’enfle la contestation populaire. La fronde se centre actuellement sur Thessalonique, deuxième ville du pays. En jeu : la vente de la compagnie des eaux Eyath, que le groupe français Suez était bien parti pour racheter, et celle du port, lorgné par huit investisseurs européens, asiatiques et émirati. Deux privatisations combattues par les salariés, les habitants et les élus locaux.
Sur le même sujet

Le gouvernement fait le marchand de sable
Par Maria Malagardis

Vertige. Plus grave pour le gouvernement, la plus haute juridiction administrative du pays vient de mettre son veto à la cession de la compagnie des eaux d’Athènes. Dans un arrêt rendu fin mai, le Conseil d’Etat a estimé que «la transformation d’une entreprise publique en entreprise privée ayant pour objectif le profit fait peser une incertitude sur la continuité de l’offre de service public abordable et de qualité».

Cette décision a redonné le moral à Yiorgos Archontopoulos, président du syndicat des employés d’Eyath : «S’il est contraire à la Constitution de privatiser l’eau d’Athènes, pourquoi en serait-il autrement à Thessalonique ?» s’interroge-t-il. Un groupe d’élus, de citoyens et d’associations s’apprête donc à saisir le Conseil d’Etat. Parmi eux, Soste to nero («sauvez l’eau»). Bravant l’interdiction du ministère de l’Intérieur, cette coalition a tenu un référendum «sauvage» sur l’avenir d’Eyath, couplé aux élections locales grecques. Des urnes placées le 18 mai devant les bureaux de vote ont permis à 218 000 électeurs de l’agglomération de se prononcer pour ou contre la privatisation d’Eyath. Résultat, écrasant : 98% de non.

Bref, le terrain est devenu tellement miné que les autorités battent, pour le moment, en retraite. «Il serait difficile de poursuivre le processus comme si la décision du Conseil d’Etat concernant la régie d’eau athénienne devait n’avoir aucune conséquence pour Thessalonique», admet Constantinos Maniatopoulos, le président du fonds hellénique de privatisation (Taiped), joint par téléphone.

Ce fonds, auquel l’Etat transfère peu à peu tous ses actifs vendables, a un catalogue qui donne le vertige. Trente-huit aéroports, douze ports, la compagnie d’électricité, le gaz, les chemins de fer, la poste, Hellenic Petroleum, quatre sources thermales, 700 km d’autoroutes, une centaine de ports de plaisance, des hôtels, un château néogothique de 2 000 m2 sur l’île de Corfou, des centaines d’hectares de terrains bordant des plages paradisiaques (lire ci-dessous), etc. N’en jetons plus, tout est sur le site internet du Taiped (1), qui vaut le détour.

Ces appels d’offres tous azimuts n’ont pourtant pas généré jusqu’ici les recettes espérées. L’objectif initial de 50 milliards d’euros, très irréaliste, a été divisé par deux. La troïka (représentant l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international) ne table plus que sur 22,3 milliards d’euros de recettes d’ici 2020. Un pari loin d’être gagné, car à peine 3 milliards ont été encaissés à ce jour.

Starting-blocks. Le FMI s’énerve de la «terrible lenteur» d’Athènes à lever la foule d’obstacles juridiques, administratifs et politiques qui découragent les investisseurs. Seules trois sociétés ont pu être privatisées : la loterie nationale, les paris sportifs Opap et le réseau de transport gazier Desfa. Le gros coup prévu en 2013, la vente à Gazprom de la compagnie de gaz Depa, a échoué, le géant russe ayant retiré son offre.

Avec la remise en cause de la privatisation de l’eau, ...


De Privatização/ prostituição forçada a 23 de Junho de 2014 às 10:34
A Grécia vende (-se) TUDO ...
...
...
Avec la remise en cause de la privatisation de l’eau, le gouvernement va devoir pousser les feux sous les autres dossiers en cours, dont la mise en gérance privée du port du Pirée, de l’aéroport d’Athènes et d’un pan du monopole de l’électricité. Les investisseurs chinois sont déja dans les starting-blocks sur tous ces appels d’offres, notamment le groupe Cosco, à qui deux terminaux du Pirée ont été donnés en concession depuis le début de la crise. Jeudi à Athènes, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, déroulait d’ailleurs le tapis rouge à son homologue Li Keqiang. Celui-ci serait porteur de plus de 6 milliards d’euros de promesses d’investissements, une aubaine dans un pays ravagé par 27% de chômage.

Mais face à l’accélération des privatisations prévue cette année, les syndicats restent vent debout, le Parlement très réticent et les municipalités furieuses de ne pas être consultées. Malgré l’opposition de la mairie de Thessalonique et un avis consultatif négatif des députés, la cession de 67% du capital du deuxième port du pays poursuit son chemin. Car la troïka en a fait l’une des conditions au versement de la dernière tranche d’aide. «Notre principale difficulté, confesse Constantinos Maniatopoulos, c’est l’absence de soutien dans l’opinion publique, les partis politiques, le management des sociétés publiques ou les syndicats.» Le triomphe du parti de gauche radicale Syriza aux élections européennes complique encore la donne.

Dans ce contexte, Bruxelles a bien du mal à faire entendre son message : «Au lieu de se crisper sur la peur de la spoliation, voyons le potentiel de dynamisation économique qu’apportent ces capitaux privés», plaide Panos Carvounis, chef du bureau grec de la Commission.

«Déshérence». «Lancer la privatisation de l’eau au moment où beaucoup de pays de l’UE font marche arrière et reviennent à des régies municipales, était malvenu, juge l’expert indépendant allemand Jens Bastian, ex-membre de l’équipe européenne chargée d’assister Athènes. En revanche, les Grecs paient le courant très cher et auraient intérêt à la fin du monopole de l’électricité. L’Etat a un énorme patrimoine qu’il laisse en déshérence. Les citoyens seraient gagnants qu’il soit mieux exploité.» Encore faudrait-il un débat national, auquel le gouvernement grec se dérobe, laissant ainsi grandir dans le pays le sentiment qu’on brade les bijoux de famille.

(1) www.hradf.com/en
http://www.hradf.com/en --- é o fundo grego que vende os bens privatizados ...


De .Portugueses vendem-se... a 23 de Junho de 2014 às 11:05
Vendamo-nos todos uma vez!

(-23/6/2014, por Raquel Varela , 5dias)

Ontem, no mercado de uma vila no Algarve, um mercado de roupa de ciganos. — Menina, good price, good price, há big e há small!
— Sou portuguesa — sorri.
— Uff, que alívio! Nã me entendo com esta língua! — Diz com sotaque alentejano.

Lisboa é dos turistas. Onde viviam os habitantes locais estão agora hostels.
Onde havia tascas, falidas com os 23% de IVA, há agora um qualquer Starbucks perto de si. Igual em Lisboa, em Tóquio ou no Rio de Janeiro, o Starbucks e o hostel, cuja decoração exclusiva é da Ikea, seja em Lisboa, Berlim ou Paris.

Enquanto os portugueses comem na marmita, para matar saudades do povo da saudade, todos os dias aportam cruzeiros, que param escassas horas porque as empresas fogem das taxas dos portos e, sobretudo, porque venderam o pacote completo, e come-se e bebe-se tudo dentro do cruzeiro, sai-se para ouvir fado e comprar um galo de Barcelos, made in China.

Dos idosos, 30%, deixaram de ir ao centro de saúde — na região de Lisboa — porque não têm dinheiro para o transporte,
mas os velhos noruegueses vêm para cá jogar golfe, que aliás paga 6% de imposto, ou não tivesse a Noruega no pico de Agosto as mesmas horas de sol que Portugal em Março.

As exportações crescem com os briefings de recursos humanos traduzidos por essa Europa fora a explicar que os
portugueses são “qualificados, trabalham bem, recebem pouco e falam bem línguas”,
por herança fonológica que nos coloca em melhor lugar que os espanhóis, azar, caros leitores, tiveram os nossos hermanos demasiadas vogais abertas na língua mãe, para receber os call-centers alemães e franceses, que aqui abriram portas.

Também exportamos gente e recebemos divisas, porque queremos mostrar ao mundo que educámos bem os nossos filhos para irem tratar da saúde dos ingleses.
Os ingleses apreciam o peixe galo, que compram ao dobro do preço e que, por isso, quase não se vende aqui, vai directamente da lota para a Inglaterra ou, então, para a Suiça.
Fica uma parte do peixe nos nossos mercados chiques, também para os turistas ingleses e suíços porque uma refeição custa, pelo menos, 15 euros,

num país onde 80% dos trabalhadores por conta de outrem ganha menos de 900 euros por mês.
“Good morning, sir, neste país há big e small”. E é mesmo verdade, por exemplo, nas minas de Aljustrel
um mineiro desce à mina 40 horas por semana e ganha 500 euros, com prémios, 600 — prémio ou sorte grande mesmo — ,
enquanto Ricardo Salgado, agora traído pelo contabilista, ganha 570 salários mínimos.

Como diz uma personagem de “Estive em Lisboa e lembrei de você”, de Luís Rufatto, no meio das ruas de Lisboa, bêbado, discursando em alta voz:
“vendamo-nos todos uma vez!”.

Publicado originalmente em Revista Rubra


Comentar:
De
 
Nome

Url

Email

Guardar Dados?

Ainda não tem um Blog no SAPO? Crie já um. É grátis.

Comentário

Máximo de 4300 caracteres