De Transnacionais matam a Democracia. a 24 de Novembro de 2014 às 17:21
Usurpadores. Como as empresas multi/transnacionais tomam o poder (político, nacional e internacional):

« Le pouvoir des transnationales, illégitime et non élu, veut en finir avec la démocratie »
( 14/11/ 2014, Susan George, l'Humanité, http://www.humanite.fr/susan-george-le-pouvoir-des-transnationales-illegitime-et-non-elu-veut-en-finir-avec-la-democratie )

"Notre appel Stop au Tafta a été signé par 750 000 personnes. Des millions d'Européens doivent s'élever contre ce traité"
Photo : Attac Dans l'Humanité Dimanche.
« Nous sommes cernés. » Ainsi débute le nouvel ouvrage de Susan George,
« les Usurpateurs. Comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir ».

Fidèle à la méthode du dévoilement qu’elle éprouve depuis son premier livre, « Comment meurt l’autre moitié du monde », ce 17e opus
pose la question de la légitimité des détenteurs du pouvoir dans la mondialisation,
en montrant les rouages de l’émergence d’une « autorité illégitime » qui s’ingère dans les affaires internationales grâce à des moyens impressionnants.
Présidente d’honneur d’ATTAC France et présidente du conseil du Transnational Institute, poursuivant son COMBAT contre la mondialisation capitaliste,
elle met au jour la cohorte d’individus et d’entreprises mus par leurs seuls intérêts, et qui, s’immisçant dans les traités de libre-échange, se substituent à l’autorité issue du fonctionnement démocratique.
- Entretien.HD. : Dans votre ouvrage « les Usurpateurs », vous vous qualifiez de « chercheur militant », quel sens cela a-t-il pour vous ?
Susan George : Les chercheurs en sciences sociales sont nécessairement de parti pris du fait de leur champ d’études. En outre, j’ai toujours été de ceux qui étudient le pouvoir.
Dans mon premier livre (« Comment meurt l’autre moitié du monde », 1976 – NDLR), je donnais un conseil :
n’étudiez pas les pauvres, ils savent déjà ce qui ne va pas pour eux. Mais si vous voulez les aider, travaillez sur ceux qui les maintiennent dans cette situation. C’est ce que je m’efforce de faire.
-HD. Vous écrivez : « Nous sommes minoritaires ? Tant mieux ! » Pourquoi cela ?

Susan George : Ce sont toujours les minorités qui ont les bonnes idées, et souvent il faut un temps très long pour que d’autres prennent conscience de cette idée, puis s’engagent, ou tout au moins ne s’y opposent plus.
-HD. C’est donc une raison d’espérer ?
Susan George : Je crois à ce que les scientifiques appellent la criticalité auto-organisée :
un système physique ou chimique arrive à un point où sa configuration va changer, sans qu’on puisse dire quel grain de sable va susciter ce changement.
Cela me semble fonctionner aussi en sciences sociales, en histoire... L’exemple le plus récent, c’est l’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi en 2010 en Tunisie, qui a déclenché une révolution qui continue... Il me semble que l’on se rapproche de ce type de moment critique.
-HD. Votre ouvrage est sous-titré : « Comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir ». Ce terme de « transnationale » n’est pas couramment utilisé en France. De quoi s’agit-il ?
Susan George : Je parle d’entreprises « TRANSNATIONALES » (ETN) – c’est d’ailleurs la terminologie des Nations unies –, plutôt que « multinationales » car leurs dirigeants sont très majoritairement de la nationalité du pays où est situé leur siège social.
Ainsi, on peut dire que Total est français, Nestlé est suisse, Siemens est allemand, etc.
S’ils sont tout à fait capables de licencier massivement dans les usines de leur « patrie », comme ailleurs, ils ont un ancrage social, politique et culturel dans leur pays d’origine,
ils ont les codes pour naviguer dans ce cosmos et servir les intérêts de leur entreprise.
-HD. Vous dites que ces ETN partagent un jargon et des ambitions, mais aussi une idéologie...
Susan George : Le néolibéralisme et la MONDIALISATION NÉOLIBERALE les ont vraiment renforcées. Juste un exemple :
le rapport sur la compétitivité et la croissance en Europe rédigé par Jean- Louis Beffa (administrateur de Saint-Gobain et membre de plusieurs conseils d’administration) et Gerhard Cromme (Siemens, ThyssenKrupp), à la demande de Hollande et Merkel, en 2013, est devenu un véritable évangile.
Si les économistes peuvent donner plusieurs sens à la compét...


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